Récemment un professeur en médecine et grand cancérologue, le professeur Henry Joyeux (1) déclarait être préoccupé par nos problèmes de digestion, car ils ont un lien avéré avec l’apparition de maladies sérieuses dont la candidose et parfois fatales

Les raisons principales de cette inquiétude sont dues à notre style de vie dit “moderne”.

L’alimentation que l’on nous propose ne convient pas du tout à notre système digestif, provoquant notamment des inflammations et la perméabilité de la paroi intestinale.

Un autre facteur qui est directement lié à notre façon de vivre et qui nous est pratiquement imposé, c’est le stress quasi-permanent. Qui est aggravé par notre déficit d’efforts physique.

Pour compléter ce tableau, nous vivons dans un environnement qui ne cesse de se remplir de matières toxiques. Que ce soit dans les sols qui nourrissent une partie des êtres vivants, les fleuves, les nappes où nous puisons l’eau “potables”, les mers et les océans où vivent l’autre partie des êtres vivants. Ainsi des métaux lourds et d’autres polluants sont inévitablement présents dans la plupart de nos aliments et dans l’air que nous respirons.

Par chance, la nature nous a doté d’un merveilleux corps qui n’a de cesse à lutter contre toutes ces agressions, il nous envoie des signaux d’alarme, des SOS, de façon si récurrente que cela devient normal d’avoir ces symptômes, dont la liste est longue. Il s’agit de douleurs notamment dans la région abdominale comme, aérophagie, constipations et diarrhées, mais aussi haleine fétide, migraines et céphalées, troubles du sommeil et de l’humeur, encore bien d’autres.

L’importance majeure de la flore intestinale ou microbiote.

Des études scientifiques ont démontré que plus de 200 maladies seraient liées à une modification de la flore intestinale. Parmi ce nombre élevé de pathologies on peut en énumérer quelques-unes des plus courantes, il s’agit des :

  • Des maladies inflammatoires comme par exemple les allergies.
  • Les maladies de l’épiderme comme l’acné, l’herpès, l’eczéma, le psoriasis, les dermatites.
  • Les  maladies infectieuses telles que le rhume, la grippe, les diarrhées, la gastro, l’hélicobacter pylori.
  • Les maladies chroniques du système digestif comme la constipation, le syndrome du côlon irritable, la maladie cœliaque, la perméabilité intestinale, la maladie de Crohn et la sournoise candidose.
  • Les maladies du métabolisme comme l’hypertension, l’obésité, le diabète.
  • Et enfin les cancers et notamment celui du colon.

Le cœur n’est pas épargné !

Cet état inflammatoire quasi-permanent à un impact défavorable sur le système cardiovasculaire.

Nos artères sont atteintes de  l’intérieur, à terme l’athérosclérose atteint le cœur, pouvant ainsi provoquer une crise cardiaque, mais aussi des A.V.C, des atteintes cérébrales pouvant provoquer des problèmes de mémoires, un handicap et parfois le décès.

Une flore intestinale serait bien le facteur premier de l’issue fatale du cancer et des maladies cardiaques !

Les antibiotiques, agents exterminateur du microbiote

Au moment de notre Naissance, lors de notre voyage vers la sortie nous recevons notre flore intestinale de notre maman, par la simple mise en contact avec elle au passage nos voies digestives vierges sont alors ensemencées.

Ce qui n’est malheureusement pas la cas pour ceux nés par césarienne, ce sont  hélas les bactéries présentes dans l’environnement du lieu de naissance en occurrence un milieu hospitalier qui s’implanteront, on notera que ceux-ci sont souvent sujets à de nombreuses allergies.

Actuellement, la flore intestinale de nos enfants est mise à rude épreuve, ils subissent dès leurs premières années les traitements antibiotiques et de désinfectants qui neutralisent leur microbiote.

C’est par ignorance des conséquences désastreuses qu’hélas nous agissons trop souvent ainsi.

Selon une étude, la population Amisch des USA dont le mode de vie est demeuré semblable à celui qui régnait avant la révolution pré-industrielle, dans des petites fermes, sans commodités, sans eau courante, sans électricité et donc sans antibiotiques. Cette étude publiée en 2012 par le  “Journal of allergy and clinical immunology” met en évidence que cette population est 10 fois moins touchée par les maladies allergiques et notamment l’asthme.

A la lumière de ces études, nous percevons bien l’importance de s’attacher à reconstituer l’équilibre de notre flore intestinale, concomitamment à un traitement antibiotique.

L’extermination massive des microbes et des bactéries, ça suffit !

Une alimentation aseptisée, pasteurisée, irradiée, stérilisée, l’absorption massive des antibiotiques, par pollution des eaux et par prescriptions systématiques ont des conséquences délétères pour le fonctionnement de notre organisme et cela risque de se terminer très mal pour nous.

Ces bactéries qui nous protègent ne sont plus là pour finaliser le travail de digestion et d’assimilation dans nos intestins, adieu enzymes, vitamines B et acides gras qui ne feront que passer dans notre organisme. Adieu à notre mur protecteur préserve notre sang et qui repousse les microbes agressifs. Les bactéries représentent 80 % de nos défenses naturelles, elles constituent l’éléments majeur du système immunitaire.

Il est primordial qu’elles ne soient pas régulièrement déséquilibrées, éradiquées par des sur-doses d’antiseptiques et d’antibiotiques, mais au contraire préservées, choyées, respectées, bien nourries  et surtout renouvelées.

Faire le plein des bonnes Bactéries ! Une nécessité…

Pour le bon fonctionnement physiologique, pour la bonne digestion, pour neutraliser les inflammations, pour préserver nos défenses immunitaires, notre flore intestinale doit être riches en bonnes bactéries.

Notre alimentation est la seule qui peut nous permettre de reconstituer une bonne flore intestinale. Hélas notre style de vie et l’alimentation qui nous sont proposés nous contraint à une vigilance permanente.

Mais que faisons-nous ?

En effet, notre alimentation est majoritairement pasteurisée, stérilisée, elle n’apporte plus aucune bonne bactérie. Les aliments industriels renferment trop de sucres, de produits laitiers, de céréales qui favorisent la prolifération des bactéries qui altèrent la santé. Les fruits et les légumes qui sont recouverts de pesticides, cultivés dans des conditions qui les rendent pauvres en micronutriments et en bonnes bactéries.

Nous vivons dans des lieux de vie et portons des vêtements aseptisés, loin des animaux et de la nature. Nous utilisons à outrance l’eau de javel qui neutralise les mauvaises bactéries, mais aussi les bonnes.

Si au siècle dernier il était nécessaire de parfaire l’état d’hygiène, de nos jours nous constatons que nous sommes allés trop loin et qu’il est urgent de faire marche-arrière sur au moins une partie du parcours, c’est une question de santé publique. Nous devons rétablir le lien quelque peu distendu avec la nature, les micro-organismes, avec notre bonne terre.

N’ayez plus peur de laisser vos enfants gambader dehors. Laissez-les se salir, vous les laverez avec du savon en rentrant à la maison en évitant les lingettes imprégnées d’antiseptiques, les solutions hydro-alcooliques et l’eau de javel qui dégradent notre microbiote.

Adoptez un animal de compagnie,  ils développeront des défenses contre les allergènes. Mangez des aliments d’origine biologique, des aliments fermentés non pasteurisés ou non stérilisés comme la choucroute, les cornichons, le kéfir ou le kombucha.

On peut aussi consommer des probiotiques qui sont des bonnes bactéries qui favorisent la santé et qui éloigneront les mauvaises levures comme le Candida Albicans et donc la Candidose.

Retenez que l’alimentation industrielle et les antibiotiques ont chamboulé  notre microbiote, elles sont responsables de la candidose digestive, de l’inflammation chronique des intestins, ce qui semble expliquer la hausse des risques d’un certain nombre de cancer, celui du sein, de la prostate et des ovaires.

(1) Conférence à Paris de l’Institut pour la Protection de la Santé Naturelle